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La Résistance dans le Lot

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La résistance intérieure française, désigne l'ensemble des
mouvements et réseaux clandestins qui durant la Seconde Guerre mondiale
ont poursuivi la lutte contre l'Axe et ses relais collaborationnistes
sur le territoire français depuis l'Armistice du 22 juin 1940 jusqu’à la
Libération en 1944.
Cette lutte a consisté en des actions de renseignement, de
sabotage ou des opérations militaires contre les troupes d'occupation
(essentiellement allemandes) et aussi les forces du régime de Vichy.
Mais elle englobe aussi des aspects plus civils et non-violents, ainsi
l'existence d'une vaste presse clandestine, la diffusion de tracts, la
production de faux papiers, l'organisation de grèves et de
manifestations, la mise sur pied de multiples filières pour sauver les
prisonniers de guerre évadés, les réfractaires au STO et les Juifs
persécutés.
La Résistance a pu se manifester en ville comme à la campagne,
surtout après la naissance des maquis au printemps 1943. L'armée des
ombres a rassemblé des hommes de tous horizons, tous exposés à une
terrible répression de la part des troupes d'occupation, ainsi que de
la Milice française, ou encore de la police de l’État français.
Si la Résistance active et organisée n'a jamais rassemblé plus de
2 ou 3 % de la population française, elle n'aurait pu survivre ni se
développer sans de multiples complicités populaires, en particulier à
l'époque des maquis.
L'histoire de la Résistance intérieure, toute différente qu'elle
soit de celle de la France libre, n'est pas dissociable de cette
dernière. Le général de Gaulle, chef des Français Libres, a ses agents
en métropole occupée par le biais des réseaux du BCRA ou d'envoyés tels
que Jean Moulin, Pierre Brossolette et Jacques Bingen. Ces derniers
reçoivent la charge d'unifier la Résistance intérieure, sous l'égide de
Londres puis d'Alger. La création du Conseil National de la Résistance
par Jean Moulin, le 27 mai 1943, puis celle des Forces Françaises de
l'Intérieur (FFI) par Jacques Bingen, le 1er février 1944, marquent les
jalons essentiels d'un processus d'unification parfois difficile, mais
sans équivalent dans le reste de l'Europe occupée.
Des formes de résistance ont également existé en Afrique du Nord
ou dans le reste de l'Empire français, ainsi que dans les trois
départements annexés.
(Source : Wikipedia)
Qui sont les maquisards ?
Les premiers
groupes de maquisards sont confortés par l'arrivée de groupes
réfractaires au STO (Service du Travail Obligatoire) et s'appuient sur
la population locale : paysans, enseignants, ouvriers, cheminots,
fonctionnaires, étudiants et membres locaux de la Résistance active.
Dans ce cadre les femmes ont aussi joué un rôle très actif.
Quel est le but du maquis ?
L'objectif du
maquis était de libérer le pays en utilisant toutes les formes de luttes
possibles : embuscades, impression et diffusion de tracts clandestins,
sabotages, préparation des parachutages, paralysie des usines
fournissant l'armée allemande, etc... L'enjeu en était l'honneur et la
liberté de la France. |
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Des
hommes, des dates et des lieux
Novembre
1940 :
Pierre Bourthoumieux et
Etienne Verlhac, Louis Parazines à Cahors, Raymond Mouysset de Figeac,
animateurs de la section socialiste, rencontrent à Toulouse, Raymond Naves
qui est à la tête du groupe "Froment". Ils assurent la
distribution dans le Lot du journal clandestin
Vérité.
Jacques Chapou sactive à
contacter les anciens militants syndicalistes CGT, les Francs-maçons de
différentes obédiences.
Raymond Picard et Raoul
Dufour à Saint-Céré, refusant la
défaite et la dictature du
gouvernement Pétain-Laval, agissent dans leur environnement
professionnel ou amical et recrutent pour
lArmée Secrète (A.S.).
Dans lenseignement
public, Georges Bru à lEcole Primaire Supérieure de Saint-Céré, contacte
ses voisins et amis.
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Mémorial de la
Résistance et de la Déportation du Lot situé aux Moulins de
Lamothe au nord de Cahors |
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15 septembre 1942
:
Jacques Chapou prend la direction du Mouvement
Libération. Sur la région de Gourdon,
cest l Armée Secrète reconstituée par Noël Poujade et Jean Larminat.
- A Cahors,
LArmée Secrète
est animée par Imbert
et Rouvière, Le Mouvement Combat est
formé par
les docteurs Mendailles et Garnal, Paul Jouclas et
Estival. Au mouvement "Libération"
organisé par Chapou et Metges, on peut accoler : - La Résistance-Fer avec
les cheminots, - La Résistance-PTT, - Les groupes "Froment" avec
lke
commandant
Collignon, le Commandant Delmas et Raymond Picard.
-
O.R.A . l'Organisation
de Résistance de lArmée (Wurtesein et Trémolière).
On peut noter aussi : Résistance Catholique,
Francs- Tireurs et les Corps-Francs Pommiès, "Libérer et Fédérer", avec
Raoul Couderc, Breil et Thévenot.
- A Saint Céré,
le maquis Timo,
Henri Monpeyssin fonde le mouvement A.S. en liaison avec Brive. Georges Bru prend contact
avec le Commandant Lavaysse,
Timo
et R. Dufour.
- A Figeac : Henri Vaysettes, chef de
l'A.S. |
«...
Regarde glisser sous les chênes nains du Quercy, avec un drapeau
fait de mousselines nouées, les maquis que la Gestapo ne
trouvera jamais parce qu'elle ne croit qu'aux grands arbres.
Regarde le prisonnier qui rentre dans une villa luxueuse et qui
demande pourquoi
on lui donne une salle de bains - il n'a pas
encore entendu parler de la baignoire. Pauvre
roi supplicié des
ombres, regarde ton peuple d'ombres se lever dans la nuit de
juin constellée de tortures. Voici le fracas des chars allemands
qui remontent vers la Normandie à travers de longues plaintes de
bestiaux réveillés : grâce à toi, les chars n'arriveront pas à
temps.
Et quand la trouée des Alliés commence, regarde, préfet,
surgir dans toutes les villes de France, les commissaires de la
République - sauf lorsqu'on les a tués. Tu as envié, comme nous,
les clochards épiques de Leclerc : regarde, combattant, tes
clochards sortir à quatre pattes de leur maquis de chênes,
et arrêter de leurs mains paysannes formées aux bazookas l'une
des premières divisions cuirassées de l'empire hitlérien, la
division Das Reich.»
André
Malraux, extrait du discours prononcé
le 19 décembre 1964,
lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon. |
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Le 7 novembre 1942
: Dans le
même temps Jean Moulin demande lunification des réseaux de résistance de
la Zone Sud sous lappellation : Mouvement Unie la
Résistance (M.U.R)
Novembre 1943 : Raymond
Picard, qui vient de contacter le Colonel
Vincent,
rassemble ces groupes sous lappellation
A.S.-Veny
Ces Mouvements sétendent
sur les cantons de Bretenoux avec Voituriez, Colombant et Chambaud, à Vayrac, avec André Gard,
Chatain, et aux Quatre Routes avec Pierre Castanet.
Année 1943
:
Le Front
National se crée ou participent de nombreux militants du parti Communiste.
Les rivalités politiques sont
vives.
Eté 1943
: Des alliances
vont naître sous limpulsion de Jacques Chapou.
Lentité A.S.-Veny prend sa
forme définitive. Une partie de lA.S. ne
suit pas le mouvement. Sous les ordres
successifs de Florian et de Rouvière, ce groupe vit ensuite en symbiose
avec le groupe F.T.P.F. auquel il sintègre
dès le 30 mai 1944.
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Barrage sur le pont de Cabessut |
Début 1944
:
Le parti
communiste convient de ramener à lui ses militants qui agissent au sein
des divers mouvements.
Mai 1944
: Jacques Chapou
est envoyé en Corrèze et cest son adjoint, Georges Noiraud qui prend le commandement des
F.T.P.F.
pour lensemble du département.
6 juin 1944
:
Débarquement
allié
20 juillet 1944
: Fusion du
F.T.P.F. avec l' A.S.-Veny. A ce moment-là, sous les
ordres du Général Koening nommé par le général de Gaulle chef suprême de la Résistance,
tous les groupes prennent lappellation : Forces Françaises de lIntérieur (F.F.I)
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Les
radios privées
en France
de 1940 à 1944

En zone libre
:
Radio Toulouse Radio Montpellier Radio Agen Radio Méditerranée Radio Lyon Radio Nîmes
Les radios
périphériques :
Radio Andorre Radio Monte-Carlo
Les radios libres
de la Libération (1944) :
Radio Cherbourg La Radiodiffusion de la Nation Française Paris National Radio Cité Radiodiffusion Française Le Studio d'Essai Radio Quercy
(1)
Radio Bretagne Radio Nice Côte d'Azur Radio Libération Radio FFI Auvergne
(1) Les Tours de Saint-Laurent, qui dominent Saint-Céré, ont abrité
Radio Quercy, radio des FFI. Les allemands ont tourné autour
sans réussir à loger l'émetteur. |
Lutte contre
létat Français
Les tracts, les journaux
clandestins dévoilent les carences de ce gouvernement, dénoncent certaines attitudes ou actions
telles la poignée de main Pétain/Hitler à Montoire, la fourniture à
loccupant, néfaste au peuple français, de
renseignements donnés par la radio de Londres.
(Les écoutes de la radio
de Londres, informations et messages de la France Libre étaient
interdites)
Se mettent en place :
La surveillance dans les
administrations, les mairies, les préfectures, les PTT, le vol des cartes dalimentation, la
fabrication de fausses cartes didentité pour les maquisards, les juifs,
avec des tampons volés dans les divers
bureaux.
Dans les chantiers de
jeunesse, la propagande pour les désertions et lorientation vers les
maquis, Les surveillances et
menaces par lettres aux collaborateurs, exécution des traîtres et
dénonciateurs, manifestation le jour du
11 novembre (qui était interdite).
7 novembre 1943 :
Les
organisations de résistance, trois réseaux : COMBAT Libération, FRANCS
TIREURS A.S. se sont réunies dabord sous
limpulsion de Jean Moulin (sous les ordres directs du Général de Gaulle).
4 février 1944 :
A signaler
le coup de main à Cahors dun groupe de résistants (F.U.J.) qui détruisit les
listes des jeunes appelés pour le service de
travail obligatoire S.T.O. en Allemagne.
Les attaques des locaux
de la milice, coupure des câbles téléphoniques
et toutes actions qui
pouvaient désorganiser les services de létat.
28 aout 1944 :
Toujours par
ordre du Général,
le général
Koenig prend la tête de tous les mouvements de résistance.
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Les
valeurs
Les Résistants ont tous
été des combattants volontaires ayant pris lengagement de chasser
loccupant du territoire et de rétablir
la République, la liberté ainsi que toutes les valeurs apprises dégalité
et de fraternité qui avaient
été renforcées dans cette épreuve portant au plus point lamour dune
France libre et Indépendante.
Actions contre loccupant
Les consignes étaient de
:
- ne pas attaquer les
allemands avant le débarquement pour éviter les représailles qui étaient
dangereuses pour les populations.
- Renseigner les agents
britanniques parachutés en France sur tous les déplacements, les trains ou
les convois de déplacement
dunités.
- Saboter les usines
travaillant pour les allemands, interception ou réquisition des
productions agricoles, denrées, bétails
destinées aux troupes doccupation.
- Couper les voies de
chemins de fer, les ponts, les pylônes électriques ou câbles
téléphoniques
.
Les ordres étaient
formels :
Après le 6 juin, la lutte
armée se fait au grand jour. Les sabotages
samplifient avec beaucoup dinterventions dans les gares (changement de
destination des trains de matériels, embuscades pour retarder la
progression des convois routiers de troupes
allemandes en direction pour les champs de bataille de Normandie), etc.
15 août 1944 :
La
libération de Brive et lensemble des actions de tous ordres dans toute la
France désorganise et déstabilise les
stratégies doccupation et rend loccupant de plus en plus irascible.
Cest alors que les massacres de sa part
redoublent de violence.
Les interceptions et les
actions par les résistants mieux organisées deviennent de plus en plus
efficaces.
Le 18 août, cest la libération de
Cahors, puis le 20 celle de Toulouse.
Pourchassés par la
résistance les allemands senfuient, mais dans
Toulouse des miliciens en poste
restent encore sur les toits des maisons et sur les clochers.
Ensuite il reste des
poches de résistance allemande, notamment dans une partie de la Gironde,
la Rochelle, Royan, une
partie de la Bretagne, le Nord et lest de la France. La lutte nest pas
terminée.
A la
Caserne Niel à Toulouse, les futurs contingents sont instruits et équipés
pour sengager à partir vers
la Pointe de grave dès le mois doctobre. Le 2ème régiment dinfanterie
est formé et luttera jusquau 20 avril
1945 sous les ordres du général de Larminat.
Afin de
chasser hors de France lennemi, un autre contingent est envoyé pour
rejoindre dans la région dAutun les combattants
de la première armée française débarquée sur les côtes de Provence.
Ceci jusquà la victoire
finale.
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L'action du Corps franc Pommiès
après le 6 juin 44
Les
messages reçus le 30 mai 1944 de la BBC donnent lieu à des allées et
venues qui se succèdent jusqu'au 6 juin.
Dans la nuit du 5 au 6 juin, des explosions sur la ligne
Paris-Toulouse et Toulouse-Brive par Capdenac arrêtent toute
circulation. À la sous-station électrique de Gourdon, les
aiguillages sautent, un train de marchandises déraille. Les lignes
téléphoniques sont coupées. Le commandant Charles Wursteisen établit
son PC à Carlucet avec le maquis, les sections de Gourdon et de St-Cirq-Madelon.
La section formée des gendarmes de Gourdon entoure le PC, surveille
les routes et cantonne au Breil de Prouilhac.
Le capitaine Turban établit son PC à Mayrignac. L'effectif de plus
de 400 hommes nécessite un effort de ravitaillement : les minotiers
pour la farine, les bouchers pour la viande, les agriculteurs pour
les fruits et légumes. Le CFP préconisait un sabotage restreint. Il
suffisait de petits ponts sautés pour empêcher le trafic.
Le 28 juin 44, une colonne allemande entre à Gourdon, prend 22
otages qui seront fusillés à Boissières, un seul en réchappera.
Parmi eux, 9 membres du CFP. Fin juin 1944, le PC de Charles
s'installe au château d'Aymar (Le Vigan) et celui de Turban au Port
de Creysse. Ensuite,
Charles déplace son PC à Laval
près de |
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Reilhaguet, sur une hauteur permettant de surveiller la N20. Le 12 juillet 44, à
Loubressac, parachutage d'armes et d'habillement. Le 22 juillet 44,
Jean Admirat en mission trouve la mort à Meyronne, face à une
colonne allemande.
Les 15 et 16 août, attaque de Cahors dans la
nuit. Le 18 août, la garnison allemande évacue la ville.
Castelsarrasin et Moissac sont libérées parle bataillon Sud du CFP.
Le 19 août, la 2e compagnie du lieutenant Rivoillan attaque
Montauban, les Allemands s'enfuient.
« Nous venons d'abandonner la vie de maquisard pour celle de
libérateur », confiait un ancien résistant.
La Dépêche du Midi, samedi 16 juin
2007. |
Les Maquis du Lot :
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Nom |
Lieu |
Crée le |
Dissout le
|
Observations |
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Maquis Timo
(9) |
Luzettes - Sousceyrac
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1er avril 1943 |
Janvier 1944 |
Passé à lA.S. Corrèze à
Camps par suite de repérage par
les troupes allemandes
et la Gestapo
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Maquis
de la Figuerade
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AS Castelnau
Montratier |
5 mars 1943 |
30 octobre
1943 |
Passé au maquis France le
30
octobre 1943
|
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Maquis France
(1) |
Au bois
noir près dArcambal |
3 mai 1943 |
6 juin 1944 |
Passé au F.T.P.F. le 7 juin
1944 |
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Maquis
Bessières
(2) |
Prendeignes |
15
février 1943 |
A.S. le 6 juin
1944 |
F.T.P.F. |
|
Maquis de Caniac |
Caniac-du-Causse,
foret
de la Braunhie
|
15 juin 1943 |
15 février 1944 |
A.S. maquis Guy Mocquet
du 15 février
|
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Maquis
Douaumont |
Saint-Martin-Labouval |
15 juin 1943 |
Février 1944 |
F.T.P.F
|
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Maquis Imbert
(3)
République
Liberté
Fraternité
(4) |
AS
de Cardaillac Sabadel |
15 novembre 1943 |
6 juin 1944 |
Passé au FTPF, maquis espagnol |
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Maquis Montredon |
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1er février 1944 |
26 août 1944 |
A.S. Veny |
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Maquis
Guy Mocquet
(5) |
Ancien maquis
de Caniac |
15 février 1944 |
6 juin 1944 |
Ancien maquis Caniac, F.T.P.F. |
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Maquis
Gabriel Péri
(6) |
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15 mars 1944 |
6 juin 1944 |
F.T.P.F. |
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Maquis
Jean Bart
(7) |
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15 mars 1944 |
6 juin 1944 |
F.T.P.F. |
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Maquis
Vayssettes
(8) |
Prendeignes
du 1er
octobre 1943
au 6 juin 1944
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1er juin 1943 |
26 août 1944 |
Passé au groupe Veny
le 7
juin 1944 |
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Maquis
de la Melve |
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Juin 1943 |
6 juin 1944 |
Région
du Vigan, O.R.A. |
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Maquis
Douaumont |
Juin 1943 : Grotte de
Gueffier près Cajarc, puis sur le causse de Larnagol à partir d'août |
Perd 25 hommes (sur 31)
dans la nuit du 8 au 9 janvier 1944, alors qu'il est stationné près
de Saint-Martin-Labouval, suite à d'une attaque menée par les
Allemands. |
Les maquis étaient
obligés de changer souvent de lieu, attaqués par les G.M.R., les troupes
allemandes, etc... ou simplement
dénoncés.
(1) "France", Le premier maquis de J.-J. Chapou.
(2) Bessières Paul, résistant figeacois, fut
fusillé à Dreux.
(3) Emilien Imbert fut le premier maquisard
lotois abattu par la Gestapo le 30 novembre 1943. Il fut arrété avec
Baras qui assurait les liaisons radio avec Londres. Imbert, un des
premiers adhérents de "Libérer et Fédérer", responsable du COPA (Centre
d'Opération de Parachutages et d'Atterrissage) revenait avec armes et
munitions récupérées lors du parachutage effectué la veille au terrain
des Luzettes (commune de Souceyrac) Durant la perquisition à son
domicile, il tente de s'échapper, mais est tout de suite abattu. Ses
obsèques qui ont lieu l'après midi du 2 décembre, sont l'occasion pour
les cadurciens d'un immense rassemblement estimé à 7000 personnes par
les renseignements généraux. Une intense émotion s'est emparé de la
foule qui progresse en silence. Tous les magasins de la ville sont
fermés, les troupes allemandes consignées, les miliciens et autres
collaborateurs absents. Le commissaire aux renseignements généraux
s'exprima clairement : "Cette cérémonie a en fait constitué une
véritable manifestation de reconnaissance française, comme les appels à
la radio de Londres n'ont jamais réussi à en créer. Elle reflète
nettement le sentiment de la population lotoise à l'égard des Allemands.".
(4) République, Liberté, Fraternité, sont des
maquis composés d'espagnols.
(5) Guy Mocquet, mort pour la France à 17 ans,
le 22 octobre 1941, est une figure très emblématique de la résistance
des jeunes français.
(6) Gabriel Péri, député communiste
d'Argenteuil en 39, rentre dans la Résistance et est arrêté le 18 mai 41
par la police française, puis livré aux Allemands. Il sera fusillé au
Mont Valérien le 15 décembre 41.
(7) Ce maquis encadré par quatre espagnols, se
composait d'une vingtaine de "Petits Marins", d'où son appellation.
Ces pupilles de l'école de la Marine, furent transférés à Cahors après
le sabordage de la flotte à Toulon. C'est "Philippe" qui créa ce maquis.
(8) Vayssettes, responsable de Franc-Tireur à
Figeac, cache et ravitaille quelques résistants dans une ferme près de
saint-Perdoux, avec l'aide de Mouysset. Ainsi se formera le noyau de
base du maquis Bessières.
(9) Il semble que ce fut le premier maquis
créé dans le Lot dans la région de Souceyrac/Saint-Céré, à l'initiative
personnelle de Henri Montpeyssin. Il aurait manifesté beaucoup
d'indépendance et regroupe assez vite une trentaine d'hommes.
Le chant des partisans
Paroles : Maurice Druon, Joseph Kessel. Musique : Anna
Marly. 1943
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.
Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...
C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...
Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...
Le chant des partisans fut
créé à Londres
En mai 1943 André Gillois, qui dirige à Londres l’émission «Honneur et
Patrie»
destinée à la France, cherche un indicatif. La chanteuse et compositrice
Anna
Marly qu’il rencontre avec Emmanuel d’Astier lui joue sur sa guitare, une
mélodie d’origine russe qui retient fortement son attention. À sa demande,
le 30 mai, Maurice Druon et Joseph Kessel acceptent d’écrire les paroles de
ce chant qui dès
le lendemain sera enregistré par la chanteuse Germaine Sablon puis
régulièrement diffusé par la BBC. Le 24 septembre
1943 les paroles seront publiées clandestinement, pour la première fois,
dans les Cahiers de la Libération. C’est ainsi que le Chant des Partisans
symbole de la Résistance fut créé à Londres par des Français libres.
(Source :
Revue de la
Fondation de la France libre)
Les Français parlent
aux Français,
émission radiophonique française de la BBC, diffusée entre le 14 juillet
1940 et le 31 août 1944.
(Source : www.france-libre.net, doctsf.com/bbc,
www.charles-de-gaulle.org)
La radio de la France Libre, diffusée par la BBC depuis
Londres a joué un très grand rôle pour faire connaître aux territoires
occupés les nouvelles du front, transmettre les messages codés aux
résistants et soutenir aussi le moral des Français. Dans ce but des
humoristes très connus, comme Pierre Dac, fondateur de « l’Os à Moëlle »,
mirent tout leur talent pour tourner en dérision les propos et les écrits
des collaborateurs les plus engagés. En pastichant les chansons les plus en
vogue, à la gloire de Vichy et des nazis, ils ridiculisent les auteurs pour
la plus grande joie des Français qui
écoutent ces émissions et ensuite en propagent le contenu.
POM-POM-POM-POM.
Cet indicatif radiophonique est le plus célèbre du monde et même pour ceux
qui n'étaient pas d'âge à l'écouter entre 1940-1944, ces quatre notes
existent dans notre histoire comme l'indicatif qui annonçait chaque soir :
«Les Français parlent aux Français ».
Dans le sillage de l’appel du général de Gaulle prononcé le 18 juin 1940 à
Londres (Appel du 18 juin), une équipe française s'est constituée à
l’initiative d’un officier de liaison de la BBC, placée sous la direction du
metteur en scène Michel Saint-Denis, neveu de Jacques Copeau. Elle compte
notamment parmi ses membres Maurice Schumann, jeune journaliste
antimunichois de l’agence Havas qui sera appelé à s’exprimer en tant que
porte-parole du général de Gaulle plus d’un millier de fois jusqu’en 1944.
L’équipe des Français parlent aux Français affirme d’emblée un ton et une
forme originaux qui n’appartiennent qu’à elle et qu’il faut imputer
directement à Michel Saint-Denis - il s’exprime sur les ondes de la BBC sous
le pseudonyme de Jacques Duchesne. Homme de théâtre frotté au meilleur de
l’avant-garde de l’entre-deux-guerres, il transpose cette expérience à la
radio et conçoit cette émission politique sur le modèle d’un spectacle, qui
n’exclut en rien une grande probité informative. La radio se fait ici
pleinement moyen d’invention politique.
Le
soleil se lève à l'Est le dimanche
Les carottes sont cuites
Les dés sont sur la table
Les fraises sont dans leur jus
Les girafes ne portent pas de faux-col
Qui ne connaît pas au moins quelques-uns de ces messages ? Mais
derrière une phrase amusante se cache souvent une grave décision :
la préparation d'un atterrissage, la réception de matériels ou
d'hommes parachutés, ou même l'organisation d'opérations de
guérilla.
On le sait peut-être moins : ces messages personnels, diffusés sur
la BBC, ont aussi été utilisés pour confirmer la bonne foi des
agents, pour valider des transactions financières, ou pour signifier
à un agent qu'il est remercié pour une action d'éclat.
L'invention des messages personnels est attribuée à Georges Bégué,
officier français du SOE (service de renseignements britannique),
qui fut démasqué en 1942.
1800 agents du SOE furent envoyés en France pendant l'occupation de
1941 à 1945...
Le 1er juin 1944, les brouillages n'arrivent pas à couvrir
l'indicatif sonore emprunté à la 5e symphonie de Beethoven, et qui
signifient en code Morse "V", comme victoire. Et les auditeurs de la
BBC présents ce jour là derrière leur récepteur n'auront pas manqué
de remarquer qu'il se prépare quelque-chose de spécial : en effet,
les messages personnels se multiplient. On en compta près de 200 ce
jour là... |

Chaque soir, au nom des Alliés, de
remarquables journalistes comme Pierre Bourdan et Jean Marin
commentent l’actualité de manière claire, convaincante et directe.
Sur un rythme soutenu et sur un ton qui se veut proche de
l’auditeur, l’émission alterne reportages et témoignages,
entrecoupés de musique militaire.
Dès la fin du mois d’août 1940, le peintre Jean Oberlé, l’un des
animateurs des Français parlent au Français, invente le slogan «
J’aime mieux voir les Anglais chez eux que les Allemands chez nous »
et la fameuse ritournelle : « Radio Paris ment / Radio Paris ment /
Radio Paris est allemand. » De son côté, le parolier de la section
française Maurice Van Moppès, concocte, pendant les bombardements,
une parodie de la chanson de Charles Trenet, « Boum ».
Quant à l’humoriste Pierre Dac, arrivé à Londres en 1943, il rompt
des lances avec la vedette de la radio nationale vichyste, le
collaborationniste et l'antisémite notoire Philippe Henriot.
À celui-ci qui l’avait traité d’« Isaac André », Pierre Dac fait une
réponse demeurée célèbre, où, après avoir évoqué son frère mort pour
la France pendant la Première Guerre mondiale, il imagine l’épitaphe
du collaborateur : « Philippe Henriot, mort pour Hitler, fusillé par
les Français. » |
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